AIDE MEDICALE URGENTE
Les Ambulances agréées "100"
Pour être intégrés dans le système dit « 100 », les exploitants de services d'ambulances doivent être agréés par le Service Public Fédéral Santé ; des normes précisent les critères de formation des personnels et l'équipement des véhicules.
En Province de Namur, la majorité des Services d'Incendie assure un service ambulancier lié au système « 100 » ; les centres Croix-Rouge de Namur, Philippeville et Gedinne sont également agréés pour ces missions (activés alors par le « 100 »).
L'appel à une ambulance se fait obligatoirement par un appel à un Centre 100. C'est le préposé de ce Centre qui, analysant la nature de la demande, décide de l'envoi de ce moyen de secours.
Comment appeler les secours ?
L'objectif est que la victime soit atteinte le plus rapidement possible par l'ambulance la plus proche disponible ; une fois encore, le gestionnaire de ces mouvements est le « Centre 100 » territorialement compétent.
Les bases ambulancières agréées en Province de Namur sont situées à :
COMMUNES
Andenne |
SERVICE AGREE "100"
Service Incendie |
| Beauraing |
Service Incendie |
| Ciney |
Ambulances Mawet et Service Incendie |
| Couvin |
Service Incendie |
| Dinant |
Service Incendie |
| Eghezée |
Service Incendie |
| Florennes |
Service Incendie |
| Fosses |
Service Incendie |
| Gedinne |
Croix-Rouge |
| Gembloux |
Service Incendie |
| Namur |
Service Incendie et Croix-Rouge |
| Philippeville |
Croix-Rouge |
| Rochefort |
Service Incendie |
| Sambreville |
Service Incendie |
Attention : appel via le numéro « 100 » ou « 112 »
Acheminement hospitalier
La Loi prévoit
(1) que les patients soient transportés par l'ambulance du système «100» vers l'hôpital le plus rapidement accessible et qui dispose d'un service des urgences agréé.
Le fondement de cette règle est double :
-

la durée du trajet doit être aussi courte que possible afin que l'état du patient ne puisse se détériorer en raison du transport ou de l'évolution de son affection
-
le temps durant lequel l'ambulance est ainsi « indisponible » pour d'autres missions doit être le plus court possible, tout en prodiguant les premiers soins les plus adéquats au patient ; le choix de l'hôpital dans le cadre de ce service public d'urgence ne peut être guidé par des préférences personnelles sans fondement sanitaire.
Des situations particulières existent et sont tout à fait prises en compte par les instructions opérationnelles. Elles visent par exemple des cas de pathologie spécifique pour lesquelles l'hôpital « le plus proche » possède bien un service des urgences adéquat mais au sein duquel les soins ultérieurs ne pourraient être poursuivis. Ce serait le cas d'un hôpital dans lequel il n'y a pas de service de pédiatrie ou de maternité ; ce pourrait-être le cas si une intervention de chirurgie du cerveau était nécessaire et qu'une telle unité n'était pas présente dans ce même hôpital. Il en va de même pour la chirurgie du cœur, les unités pour grands-brûlés, les amputations graves, etc.
De plus, lorsque le patient, son médecin traitant ou ses proches peuvent démontrer qu'il existe, dans un hôpital un peu plus lointain,
un dossier déjà ouvert (pour une maladie en relation avec l'affection actuelle), il peut être possible d'y acheminer le patient. Une attestation du médecin traitant est utile. Si ce dernier n'est pas présent au moment de l'intervention des ambulanciers, ceux-ci doivent alors veiller à ce que l'hôpital « choisi » soit pourvu d'un service d'urgences agréé et se trouve à moins de dix minutes de l'hôpital le plus proche ( le centre « 100 » en possède la liste).
Lorsqu'une équipe de réanimation « S.M.U.R. » intervient , il incombe aussi au médecin sur place de moduler les décisions et de tenir compte des antécédents du patient, de la place disponible, des complications potentielles et des données les plus récentes de la thérapeutique.
Tout est donc mis en œuvre pour que le « bon patient » soit acheminé dans le « bon hôpital ».
(1)
Loi du 6 juillet 1964 relative à l'Aide Médicale Urgente et Arrêté Royal du 2 avril 1965 : ces deux textes ont été actualisés et remaniés depuis leur publication pour tenir compte, notamment, des normes en matière d'agrément des Services d'Urgence et des S.M.U.R. La Loi vise ainsi toute détresse sanitaire aiguë survenant soit dans des lieux privés soit dans des lieux (ou sur la voie) publics.